J'aimerais t'écrire un truc de long; pas comme quand on était petite, et qu'on s'écrivaient sur une toute petite carte postale; je ne sais pas si tu te rapelles de ces lettres, mais en tout cas, moi je m'en rapelle, je les ais toujours et quand ça va pas, je les lits puis je souris comme une idiote, meme si parfois je pleure beaucoup plus en les lisant . Tu sais, je te connais depuis l'age de mes trois ans. Et aujourd'hui, j'en ai quatorze; bientot quinze. 0n peut donc en déduire que ça va faire douze ans que l'on se connait toi et moi. Je me rapelles; en maternelle ainsi qu'en primaire, quand tu voyais Noémie, t'avais toujours Justine avec elle; oui toujours. 0n était comme les cinqs doigts de la main; nous étions unies et soudée. Notre enfance a toujours était heureuse; meme si on se disputait souvent. Mais je m'en rapelle, d'une fois ou toi et moi on était fachée; puis y avait une fille qu'était venue m'embeter et toi, t'étais arrivée tout de suite en la disputant, parce que tu m'aimais. 0ui je m'en rapelle. Je me rapelle de tellement de chose. De toutes ces années passées dans ta classe. Je pense que les profs ils avaient captés qu'on voulait tout le temps ensemble. J'ai eu une enfance des plus heureuse avec toi; ma meuilleure amie. Puis ensuite; tout a changez. Je ne sais pas du tout pourquoi on en ai arrivée la, et crois moi que si je l'avais su j'aurais tout fait pour que cela n'arrive jamais. 0n est arrivée au college, quand le principal a fait l'appel; on était ensemble, main dans la main. Mon nom est arrivé et je suis partie me ranger me disant que t'allais arriver. Puis ma classe est partie, et j'ai compris que je ne serais pas dans ta classe cette année. Je ne te l'ai jamais dit, mais le soir en rentrant chez moi, j'ai pleurez pendant un long moment. J'ai pleuré, parce que j'avais comme un mauvais pressentiment. J'étais loin de me dire a quel point on l'éloignerais toi et moi. Les jours ont passés, plus monotones les uns que les autres. Mon année de sixième, de cinquième, de quatrieme puis de troisième sans toi. A croire que quelqu'un s'acharne sur la fragilitée du lien qui nous unie. Tu sais, cette année, t'etais plus au college. Et ça me fait un vide immense. Je me rapelle que meme si on se parlait plus beaucoup toi et moi; quand j'avais un soucis ou que ça n'allait pas, j'allais toujours vers toi. Je ne voulais personne d'autre, ou alors si Pacôme, mais lui aussi il est parti donc voila. Je ne voulais que de tes bras pour pleurer. Je voulais que ça soit toi qui seche mes pleurs. Je voulais me dire que non; on ne s'éloigne pas. Que non, je ne te perdais pas. C'est bete n'est-ce pas, mais c'est tellement vrai si tu savais. Dans ces moments, j'avais l'impression de me dire que j'avais revez toute ces années. Que je ne t'avais jamais perdue, que l'on étais toujours aussi proche. Les gens pourraient se demander maintenant pourquoi je t'apelle toujours Bestaa, pourquoi je pense toujours à toi quand on m'demande c'est qui ma meuilleure amie. Ce n'est peut-etre qu'un surnom aux yeux des gens, mais pour moi c'est une preuve que notre amitiée est toujours la. Peut-etre pas autant qu'avant, mais toujours la quand meme. Tu sais, je suis fière quand j'entend des gens me parle de toi. Je suis fière de dire : C'est elle ma meuilleure amie, et personne d'autres. Meme si je ne te dis plus rien, meme si je ne te vois presque plus. Quand je te vois, j'ai ce putain de big smile sur les levres. Je me dis : Sayez un peu de bonheur dans s'monde de merde. Dans tes bras, je pourrais tout oublier, j'en suis certaine. Tu sais, ce que je veux dire malgres tout dans ce texte; c'est que je t'aime énormement. Et que malgrès tout ça, je crois encore en Noémie &é Justine. Je crois encore qu'une amitiée est possible et que ce n'est qu'une question de temps. Je t'aime tellement Justine; si seuleument tu pouvais savoir ...